Calendrier du jardinier de mai : ce qu’il faut faire au potager et au verger
Mai est sans doute le mois le plus dense de l’année au jardin. Les sols se réchauffent, les Saints de glace passent (du 11 au 13), et la majorité des cultures peuvent enfin rejoindre la pleine terre. Voici ce qu’il faut faire en priorité, sans tomber dans la liste interminable.
Ce qui se sème en mai au potager
Les graines à semer en pleine terre concernent surtout les légumes d’été : haricots verts, courgettes, concombres, courges, melons, basilic, betteraves, carottes tardives, blettes, épinards d’été, laitues à couper. Les semis directs préfèrent une terre déjà ressuyée et une température nocturne supérieure à 10 degrés.
Pour les régions au sud de la Loire, mai est aussi le bon moment pour semer pastèques, aubergines en ligne et piments si la météo se stabilise. Au nord, mieux vaut prolonger les semis sous abri encore une dizaine de jours pour les variétés frileuses.
Ce qui se plante en mai
Les plants de tomates achetés en jardinerie ou élevés en intérieur peuvent rejoindre le potager après les Saints de glace. Plantez en les enfonçant légèrement, paillez le pied, et installez le tuteur dès la mise en terre pour ne pas blesser les racines plus tard.
- Tomates : variétés précoces puis variétés de saison (Marmande, Coeur de boeuf, Roma).
- Aubergines, poivrons, piments : seulement quand la nuit ne descend plus sous 12 degrés.
- Fraisiers remontants : si vous ne l’avez pas fait en avril.
- Plantes aromatiques en godets : basilic, persil, ciboulette, sarriette.
Au verger : les gestes essentiels
Surveillez l’éclaircissage des fruitiers. Sur les pommiers et les poiriers, ôtez les fruits les plus petits ou abîmés pour ne garder qu’un à deux fruits par bouquet. Cela améliore la taille et le goût des fruits restants. Sur la vigne en pleine croissance, palissez les nouvelles tiges, supprimez les gourmands et vérifiez l’absence de mildiou après les pluies prolongées.
L’eau : la première discipline du mois
Avec la chaleur qui s’installe, l’arrosage devient stratégique. Préférez une irrigation longue le matin tôt ou en fin de journée à des passages quotidiens en surface, qui forcent les racines à rester en haut du sol. Le paillage (tontes séchées, BRF, paille) divise par deux à trois les besoins d’eau et limite la levée des adventices.
Les ravageurs à anticiper
Mai voit apparaître les premiers pucerons sur les fèves, les rosiers et les fruitiers. Avant tout traitement, observez : la coccinelle, la chrysope et le syrphe arrivent souvent quelques jours après les pucerons et règlent une partie du problème. En cas de pullulation massive, une douche au savon noir dilué (2 cuillères à soupe par litre d’eau) suffit dans 80 % des cas.
Surveillez aussi les limaces, particulièrement actives par temps humide. Cendre de bois autour des plants, pièges à bière, ou simple ramassage à la fraîche : choisissez la méthode qui s’accorde à votre patience.
Au jardin d’ornement
Taillez les arbustes de printemps à fleurs (forsythia, kerria, deutzia) une fois la floraison terminée. Coupez les fleurs fanées des bulbes (tulipes, narcisses) en laissant le feuillage jaunir naturellement, le bulbe a besoin de cette phase pour reconstituer ses réserves. Plantez les annuelles en jardinière : géraniums, surfinias, bidens, gauras supportent maintenant l’extérieur sans risque.
À retenir pour la semaine prochaine
Si vous n’avez le temps que pour trois gestes : pailler les plants installés, surveiller les arrosages, et installer les tuteurs avant que les pieds ne s’étalent. Le reste suivra sans drame.